Top 10 des musées les plus étranges de la planète

Quel est le point comme entre des parasites, des cafards, des pénis d'animaux et des cheveux ? Ils ont tous un musée et des collectionneurs passionnés qui les célèbrent quelques part dans le monde.

10 - Des palmes et un tuba pour aller au musée

Source : Museo Subacuático de Arte (MUSA)/Jason deCaires Taylor

Liant art et biodiversité, le MUSA situé au large de Cancún (Mexique) a la particularité de prendre place sous l'eau. Ainsi, le projet fou de Jaime González Cano, directeur du National Marine Park, et de l'artiste Jason deCaires Taylor regroupe aujourd'hui plus de 500 sculptures exposées dans deux galeries situées respectivement à 4 et 8 mètres de profondeur. De ce fait, pas question de les admirer sans avoir enfilé un masque et un tuba ou même une tenue de plongeur. Quant aux moins aventureux, ils pourront tout simplement regarder la faune et la flore marine reprendre leurs droits sur ces statues réalisées à partir de matériaux inoffensifs pour l'écosystème marin, assis dans un bateau au fond transparent. 

9 - Il faut souffrir pour être belle

Source : http://tripfreakz.com/offthebeatenpath/museum-of-enduring-beauty-malacca

À chaque peuple et à chaque époque, sa vision de la beauté. Ce que présente la collection du Museum of enduring beauty de Malacca (Malaysie) se concentre sur les techniques esthétiques que l'homme peut faire endurer à son corps. Oubliez les tatouages et les petits piercings. Dans cette galerie sont expliquées des traditions comme celle des pieds bandés en Chine, visant à empêcher les pieds de grandir, ou celle des femmes girafes. Ces femmes de la tribu sud-africaine des Ndébélés ou de la tribu Padaug, vivant en Birmanie et en Thaïlande, allongent leurs cous à l'aide d'un collier constitué de plusieurs anneaux en métal, le tout pouvant peser jusqu'à 25 kilos. On y retrouve également l'histoire d'Ethel Granger, une Anglaise adepte du tighlacing, une pratique visant à resserrer la taille à l'aide d'un corset lacé. Connue comme étant la femme avec l'un des plus minces tours de taille obtenus avec cette pratique, elle ne retirait que rarement son corset.  

8 - Des parasites plus grands qu'un humain

Si vous êtes un poil hypocondriaque, passez votre chemin, car le musée de Meguro à Tokyo est entièrement consacré à nos amis les parasites, et ce, sous toutes leurs formes. Ouvert en 1953, le Musée de la parasitologie comporte l'une des plus grandes collections liées à cette discipline scientifique. Les visiteurs pourront ainsi observer de près un ténia long de plusieurs mètres ou encore un cerveau de dauphin infesté par des parasites, sans compter les diverses pathologies que ces bestioles déclenchent chez les hommes et les animaux. Certains d'entre eux font d'ailleurs partie des animaux les plus dangereux pour l'homme.   

7 - N'ayez plus peur de la mort

Au Musée de la mort (Museum of Death), mieux vaut avoir l'estomac bien accroché pour visiter certaines salles. Dans ce lieu atypique sont exposés une myriade d'objets en rapport avec ce phénomène naturel, parfois provoqué par un tueur en série ou une secte suicidaire. Les différents espaces de ces deux musées, situés à Hollywood et à la Nouvelle Orléans, regorgent ainsi d'objets liés aux rites funéraires, du cercueil à la taxidermie ou à la momification. On y retrouve ainsi des photos et des vidéos d'autopsie, des instruments de mort (guillotine, hache…). Toute une section est également consacrée aux tueurs en série, quand une autre se focalise sur ces suicides collectifs qui ont marqué l'histoire, dont celui de 38 membres de la secte Heaven's Gate, le 26 mars 1997. Deux des lits sur lesquels des membres de Heaven's Gate ont été retrouvés sont aujourd'hui exposés dans le musée, de même que la tête de Henri Landru, tueur en série français surnommé « le Barbe-Bleue de Gambais ».

Et si le tour d'une heure et les milliers d'heures de vidéos ne vous suffisent pas, J.D. Healy et Catherine Schultz, les fondateurs de ces musées, ont leur propre émission de TV depuis 2012. Dans Death Dealers, le couple part à la rencontre de collectionneurs pour dénicher de nouvelles pièces pour leurs musées.  

6 - Le retour sur terre des âmes du purgatoire 

Dans la religion catholique, le purgatoire est un lieu où les âmes des défunts attendent avant de rejoindre le paradis ou l'enfer. Selon ces croyances, seules les prières faites par ses proches encore vivants peuvent ainsi envoyer vers le paradis les âmes encore coincées dans le purgatoire, faute de ne pas avoir été assez pieuses.

En 1897, la chapelle de l'église de l'Association du Sacré-Coeur du Suffrage, fondée à Rome par le frère Victor Joüet, prend feu. Dans le brasier, le frère voit une âme prisonnière du purgatoire. A partir de là, il commença la construction du Musée des âmes du purgatoire (Museo delle anime del Purgatorio). L'homme d'Église part alors à la recherche de témoignages de ces apparitions de personnes décédées, à travers toute l'Europe. Il rapportera ainsi de ses voyages une dizaine de pièces et d'histoires exposées dans une simple vitrine en verre dans son église de Rome. Celle-ci renferme différents objets marqués par un signe brûlé, qui aurait été laissé par le défunt. Palmira Rastelli aurait ainsi posé trois de ses doigts sur le livre de prières de Maria Zaganti, marquant celui-ci. La collection présente aussi la marque laissée par la nonne Maria de Saint Louis Gonzaga, qui aurait séjourné au purgatoire pour avoir prié afin de mourir plus vite, alors qu'elle était malade.

5 - Le fil barbelé, de sa création à nos jours 

Source : http://www.barbwiremuseum.com/photos.htm

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, il existe bel et bien une communauté de collectionneurs de fils barbelés, qui seront ravis de visiter le Devil's Rope Museum au Texas ou le Musée du fil barbelé du Kansas. Devil's rope, littéralement traduisible par la corde du diable, est le surnom de ce qui fut donné au premier système en fer permettant aux colons américains de protéger leur bétail et de repousser les Indiens. Ainsi depuis 1872, le fil barbelé n'a eu de cesse de se transformer selon les usages, certains étant piquants, d'autres coupants en fonction de la forme des entortillements du métal.  

De nos jours, de nombreux collectionneurs américains font partie de l'Antique Barbed Wire Society, dont le siège social est situé dans le Kansas Barbed Wire museum

4 - Des cheveux, des tableaux au plafond

Source : Chez Galip

Lorsque l'on parle de musées du cheveu, deux écoles s'affrontent. D'un côté, Galip Körükçü est l'heureux propriétaire d'une collection de plus de 16 000 mèches collectées depuis 1979. Ce potier de la ville d'Avanos a ainsi accroché les mèches au plafond et sur les murs d'un étrange tunnel. 

Source : http://www.leilashairmuseum.net/

De l'autre côté de la planète, Leila Cohoon collectionne les cheveux sous des formes très particulières. Ainsi, le Leila's Hair Museum dans le Minnessouri expose plus de 600 couronnes de cheveux et plus de 2 000 bijoux fabriqués à partir de cheveux. Selon le site du musée, la plus vieille pièce de la collection est une broche, datée de 1680, emprisonnant une mèche de cheveux dans du cristal. 

L'art capillaire a connu son apogée durant l'ère victorienne, servant entre autres de souvenirs des êtres disparus et permettant parfois de reconstituer un arbre généalogique, ce que Leila Cohoon tente de réaliser au cours de ses trouvailles. Cet art englobe aussi bien des bracelets, des colliers et boucles d'oreilles, dans lesquels se cachent des cheveux, que des tapisseries tissées à partir de fibres capillaires ou de tableaux dont la peinture a été mixée avec des cheveux réduits en poudre. Si cet art s'est quelque peu perdu aujourd'hui, de nouveaux créateurs comme Amy McGlade reprennent le flambeau, poussant le concept en fossilisant cheveux, placenta et cordon ombilical. D'autre part, Leila Cohoon archive également l'ADN de célébrités comme Marilyn Monroe ou Abraham Lincoln dont elle a récupéré une infime partie de la chevelure. 

3 - Le Hollywood boulevard des cafards

Exterminateur de métier, Michael Bohdan s'est pris d'affection pour ses victimes et les immortalise dans des scènes d'un goût assez douteux. Après avoir remporté le concours du plus gros cafard tué en Texas, il commence son Cockroach Hall of Fame Museum en référence au Walk of Fame et sa myriade d'étoiles aux noms de célébrités, situé sur Hollywood boulevard. Mais mieux vaut oublier Michael Jackson, Madonna et Les Beatles, car ce sont ces insectes si détestés qui sont les stars de ce musée de Plano, au Texas. Si certaines espèces sont vivantes, la plupart des cafards sont bel et bien morts. En revanche, ils sont déguisés et mis en scène dans plus de 25 dioramas. La pièce maîtresse de la collection : Liberoachi représentant un Liberace à la tête de cafard jouant du piano.

2 - Les anomalies corporelles du musée Dupuytren (Paris)

Science étudiant les malformations corporelles, la tératologie est l'une des disciplines mise en avant dans le musée d'anatomie pathologique Dupuytren fondé en 1835, peu de temps après la mort du chirurgien français Guillaume Dupuytren, instigateur de cette collection médicale. Dans la section de tératologie, le visiteur déambule entre les squelettes mal formés et les bocaux de formols dans lesquels il est possible d'observer des fœtus sans bouche ou sans yeux, des siamois encore attachés et bon nombre de malformations observés au cours de l'histoire. Si vous n'avez pas le coeur bien accroché, nous vous conseillons de ne pas regarder la vidéo ci-dessous. 

1 - Le musée phallologique islandais (Reykjavik)

Source : The Islandic phallological museum

L'histoire de ce musée particulier, situé en Islande, commence sur une blague faite à Sigurður "Siggi" Hjartarson, conservateur et fondateur de l'établissement. Dans les années 70, alors qu'il est encore directeur d'une école, Siggi se voit offrir un pénis de baleine par ses collègues au retour d'une partie de pêche. Déjà collectionneur, l'enseignant se prend alors d'une nouvelle passion qui le conduira à ouvrir le premier musée du pénis au monde, en 1997. À l'intérieur, toutes les espèces animales présentes en Islande sont représentées, formant une collection de 217 phallus de baleines, d'orque, de souris, de renard, de chèvre, de rennes ou encore de dauphin. Seule espèce manquant à l'appel : l'homme. Toutefois, le collectionneur pourrait voir son œuvre de 40 années terminée grâce à des hommes ayant déjà promis de faire don de leur membre après ou avant leur mort. La recherche de ce dernier élément a d'ailleurs été immortalisée dans le documentaire The Final Member sorti cet été. 

Ce top a été rédigé par Nawel P.

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