Top 10 des personnes les plus riches du monde

Le petit monde des milliardaires ne connaît pas la crise, sans grandes conséquences pour ces entrepreneurs ou héritiers assis sur un pactole pesant pas moins de 556 milliards de dollars en cumulé. Mais qui gagne le plus ?

Exit Mark Zuckerberg, Bernard Arnault, Larry Page (Google) ou encore Jeff Bezos (Amazon), le top 10 des milliardaires édité par le magazine Forbes n'est pas encore pour eux cette année, bien qu'ils soient tous dans le top 20. Mais il faut dire que les personnalités les plus riches de la planète ne sont pas forcément les plus médiatisées, d'autant plus dans l'Hexagone.

Quant aux Oncles Picsou de la planète, ils se partagent à eux dix, plus de 556 milliards de dollars (environ 503 milliards d'euros). Si certains se sont fait leur fortune à la sueur de leurs fronts, d'autres sont tout simplement bien nés ou se sont mariés avec le bon compte en banque. Aussi, Forbes a instauré cette année, un Self-made score que nous avons traduit ici par une note de construction personnelle. Allant de 1 à 10, les notes indiquent l'origine de cette fortune. Celles proches de 1 indiquent que la personne en née avec une cuillère en argent dans la bouche et n'a pas fait grand-chose d'autre pour en arriver là où elle est, quand celles tendant vers le 10 récompensent des milliardaires partis de rien.


10 – Liliane Bettencourt (40,1 milliards de dollars = 36,2 milliards d'euros)

Source : Filip Markiewicz/Wikimedia

De son père Eugène Schueller, Liliane Bettencourt a hérité de l'empire L'Oréal qu'elle a continué à faire prospérer au fil des décennies. Désormais actionnaire majoritaire du groupe, elle possède la première fortune de France. Veuve de l'ancien ministre André Bettencourt, la femme d'affaires a toujours eu un pied dans la politique, des liens qui lui valent aujourd'hui d'être connue de tous les Français, depuis l'affaire Woerth-Bettencourt en 2011. Soupçonnée d'avoir illégalement financé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, elle est désormais la seule milliardaire à avoir été mise sous tutelle par la justice en 2011, qui considère qu'elle souffre d'une « altération de ses facultés cognitives ». Autrement dit, à 92 ans, elle n'a pas forcément toute sa tête quand elle signe des chèques.

Par ailleurs, le billet de banque ci-dessus, sur lequel Liliane Bettencourt est le personnage principal, est un dessin de l'artiste Filip Markiewicz réalisé pour la FIAC 2010. Intitulé Banque de Tolérance, il a pour thème central l'affaire Woerth-Bettencourt.

9 – Jim Walton (40,6 milliards de dollars = 36,7 milliards d'euros)

Retenez bien le nom de Walton car il apparaît maintes fois dans le classement des 20 personnes les plus riches de la planète. Depuis que papa Sam Walton a créé la chaîne de supermarchés Wal-Mart dans les années 50 en ne partant de rien, les enfants n'ont pas eu de souci à se faire. Comme la famille Mulliez en France (groupe Auchan), le business se gère donc en famille. Siégeant au conseil d'administration de la chaîne de supermarchés, Jim Walton est également à la tête de la banque familiale Arvest Bank, mais également des journaux locaux Community Publishers Inc, qu'il détient. 

Plus jeune des fils du couple fondateur, Jim Walton est toutefois le plus riche de la fraterie. Ainsi, chez les Walton on se taquine tous les ans sur la place des uns et des autres dans le classement Forbes des milliardaires. Cette année, sa sœur Alice Walton est en 11e position du classement avec 39,4 milliards de dollars quand leur frère S. Robson Walton n'arrive qu'en 12e place avec 39,1 milliards de dollars. 

Note de construction personnelle : 2

Source : Wikimedia

8 – Christy Walton (41,7 milliards de dollars = 37,7 milliards d'euros) 

Source : http://lafotoolvidadadeayer.blogspot.com.es/2015/03/quien-es-la-mujer-mas-rica-del-mundo.html

Dans la famille Walton, je demande la belle-soeur : Christy Walton. Si vous êtes un croqueur ou une croqueuse de diamants, cette Américaine de 60 ans est la femme la plus riche du monde, loin devant Liliane Bettencourt. Veuve du troisième fils de la famille la plus riche du monde, John T. Walton. Pas grand-chose à dire sur le personnage mis à part qu'elle gère en partie les affaires philanthropiques de l'empire. À noter qu'elle n'a qu'un seul fils, Lukas, qui doit déjà être assis sur une sacrée fortune.

Il est à noter que la fortune des six Walton représentait entre 28 et 41% des revenus des ménages américains cumulés en 2010. 

Note de construction personnelle : 1

7 – David Koch (42,9 milliards de dollars = 37,7 milliards d'euros)

Source : http://pagesix.com/2015/05/22/david-koch-closes-his-wallet-to-lincoln-center/

Avec son frère Charles (en 6e position), David H.Koch est le fils d'un des fondateurs de la société ferroviaire Quanah, Acme and Pacific Railway (QA&P). Après des études en génie chimique au MIT, au cours desquelles il s'est également illustré dans l'équipe de basket, David Koch rejoint l'entreprise cofondée par son père : Koch Industries. Il devient alors directeur des services techniques de la firme, sous les ordres de son frère Charles, avant de créer son propre département spécialisé dans l'ingénierie et le génie chimique sous le nom de Chemical Engineering Group, s'émancipant quelque peu de l'influence de son père et de son frère. 

Mais en parallèle de ses 42 % de parts dans Kock Industries, David Koch est également un personnage politique qui a concouru à la présidence des États-Unis dans les années 80, sans y parvenir. Il a également créé la David H. Koch Charitable Foundation, au travers de laquelle il finance des projets dans le domaine médical, les arts ou encore l'éducation. Il est également connu pour son soutien vis-à-vis des droits des femmes, du mariage homosexuel ou encore la recherche sur les cellules souches. Ses actions philanthropiques lui valent d'ailleurs de figurer, depuis 2006, dans le classement des personnalités les plus philanthropes effectué par le magazine Chronicle of Philanthropy.

Note de construction personnelle : 5

6 – Charles Koch (42,9 milliards de dollars = 38,7 milliards d'euros)

Source : http://www.philanthropyroundtable.org/topic/excellence_in_philanthropy/market_based_man

Grand frère de David Koch, Charles a été le premier à rejoindre l'entreprise familiale, à la différence qu'il a pris la tête du groupe, quand son frère n'est que vice-président. Ses diplômes d'ingénieur en poche, il travaille quelques années dans une entreprise privée avant de diriger la raffinerie de son père, qu'il renommera Koch Industries, après la mort de ce dernier en 1967.

Dès lors, ce businessman va faire grandir l'entreprise familiale en développant de nouvelles activités comme le développement de technologies de contrôle de la pollution, la production de papier ou encore l'agriculture. Cette expansion du groupe, pour devenir un des conglomérats les plus puissants de la planète, a hissé Koch Industries à la seconde place sur le podium des entreprises privées américaines, compte tenu de leurs revenus. 

Côté redistribution des richesses, Charles Koch a lui aussi créé plusieurs fondations, se plaçant comme un mécène pour l'art ou les associations à tendance libérale. De même, il aurait versé plus de 246 millions de dollars à des actions caritatives, entre 2004 et 2008.

Note de construction personnelle : 5

5 – Larry Ellison (54,3 milliards de dollars = 49,2 milliards d'euros)

Source : Oracle Corporation Communications/Wikimedia

Java, MySQL, ça vous dit quelque chose ? Si vous ne connaissez pas ces termes, vous les utilisez pourtant en continuité dans la vie quotidienne (d'autant plus si vous allez sur internet). À la tête d'Oracle, Larry Ellison est un personnage bien connu dans le domaine de l'informatique (et au-delà) pour les systèmes de gestion de bases de données que son entreprise commercialise. Ayant grandi dans le ghetto juif de Chicago, cet ingénieur a parcouru un long chemin avant de devenir le 5e milliardaire le plus riche du monde. 

Mais depuis l'année dernière, il a quitté son salaire colossal en tant que directeur la direction d'Oracle, qui s'élevait à 70,1 millions de dollars en 2009, mais reste toutefois le directeur de la technologie du groupe. 

Note de construction personnelle : 9

4 – Amancio Ortega Gaona (64,5 milliards de dollars = 58,5 milliards d'euros)

Source : http://wallpapers111.com/

Sacro-saint patron du groupe Inditex, Amancio Ortega Gaona a gravi les échelons dans le secteur du prêt-à-porter pour se faire sa place. Ce fils de cheminot, ayant grandi dans le sud de l'Espagne, commence à travailler dès l'âge de 13 ans en tant que coursier, avant d'intégrer une manufacture de chemise. Inspiré par le milieu, il fonde rapidement sa propre entreprise textile avec sa première femme, sous le nom de Confecciones Goa, en 1972. Confectionnant et vendant des robes de chambre, la marque s'appuie sur la population, notamment des milliers de femmes organisées en coopératives.

La machine étant en place, Amancio Ortega Gaona continue alors sur la route du succès et ouvre la première boutique Zara en 1975. Les boutiques colonisant rapidement le pays, l'homme d'affaires assoit ainsi sa réputation et commence la construction du groupe Inditex, qui regroupe aujourd'hui les marques Stradivarius, Pull&Bear, Oysho ou encore Bershka. Ayant laissé sa place à la tête du groupe en 2011, il a toutefois enregistré depuis une augmentation de revenus de 7 milliards de dollars.

Note de construction personnelle : 9

3 – Warren Buffet (72,7 milliards de dollars = 65,9 milliards d'euros)

Longtemps resté en tête du classement pendant des décennies, Warren Buffet a depuis perdu sa première place. Cet homme d'affaires, surnommé « l'oracle d'Omaha », s'est créé sa fortune au fil du XXe siècle à coup de rachats d'entreprises et d'investissements bien calculés, avec sa holding Berkshire Hathaway. Il est ainsi un actionnaire de longue date de The Coca-Cola Compagny, mais détient également des actions chez Kraft Foods, le magazine Business Wire, la banque d'investissements Goldman Sachs ou encore The Washington Post. Il a également récemment fait l'acquisition de Duracell et de la moitié des ketchups Heinz.

Ses particularités : ne pas investir dans des sociétés dont il ne comprend pas le secteur (comme les nouvelles technologies), et ne pas en changer le fonctionnement et les dirigeants. Il a pour habitude également de garder très longtemps ses actions et non de les vendre quand le cours est le plus haut.

Conscient de l'environnement social dans lequel il vit, il affirme régulièrement que les riches ne se sont jamais aussi bien portés et qu'il serait nécessaire de plus les taxer. Ami fidèle de Bill Gates qui lui a pris sa place de milliardaire suprême, il a d'ailleurs versé 83 % de sa fortune à la fondation Bill & Melinda Gates, en 2006.

Note de construction personnelle : 8

Source photo : Mark Hirschey/Wikimedia

2 – Carlos Slim Helu (77,1 milliards de dollars = 65,9 milliards d'euros)

Né de parents d'origine libanaise, cet homme d'affaires mexicain baigne dans le milieu de la finance et de l'entrepreneuriat depuis son plus jeune âge. Dès l'âge de 12 ans, il commence déjà à acheter des actions, guidé par son père, s'étant fait lui-même sa fortune en fondant des commerces et en investissant dans l'immobilier. 

Après des études en ingénierie, il débute son empire sur le même modèle que son père, avant de s'illustrer comme le grand magnat de la téléphonie au Mexique, en rachetant la firme Telmex (équivalent de France Télécom) dès les années 90. Ses relations politiques et le climat du pays lui permettent ensuite d'étendre rapidement l'emprise de l'entreprise, détenant un quasi-monopole dans un secteur très peu concurrentiel. Selon un article du New York Times datant de 2006, Carlos Slim Helu détenait 90 % du marché en 2006 et 80 % de la téléphonie mobile via la société Telcel.

Deuxième actionnaire principal du New York Times depuis 2008, l'homme d'affaires ne cesse de voir sa fortune grandir. Première du classement Forbes en 2007 et en 2013, sa fortune représenterait pas moins de 5 à 7 % du PIB du Mexique. 

Source photo : José Cruz/Abr – Wikimedia

1 – Bill Gates (79,2 milliards de dollars = 71,8 milliards d'euros)

Source : Kjetil Ree/Wikimedia

Si Bill Gates est devenu milliardaire le premier jour de son entrée en Bourse, sa carrière débute pourtant à l'âge de 13 ans. Déjà programmeur effréné, il travaille sur des projets d'amélioration de systèmes informatiques pour des entreprises, avec quelques amis, dont Paul Allen, qui deviendra ensuite le cofondateur de Microsoft. Passant par Havard, cet informaticien claque ses études et programme, avec Paul Allen, l'Altair BASIC, le premier langage informatique intégré dans un micro-ordinateur. 

À partir de ce moment, Bill Gates n'a plus de soucis à se faire quant à son avenir. S'appuyant sur leur précédent succès, les deux compères fondent Microcomputer Software, plus connu aujourd'hui sous le nom de Microsoft. Dans les années 80, la société développe le système d'exploitation MS-DOS et s'associe à IBM pour que celui-ci soit intégré dans tous les ordinateurs vendus par IBM. Toutefois, Bill et Paul ne partent pas de zéro, le système d'exploitation étant une version modifiée et améliorée du 86-DOS, un produit déjà existant aux États-Unis que Micro-Soft a racheté. Bien qu'Apple soit déjà sur le marché depuis plusieurs années, le monopole de Microsoft s'installe à une vitesse éclair et inonde le marché. Depuis, ce système n'a cessé d'évoluer pour atteindre sa forme actuelle, à savoir Windows 8. 

Après l'avoir dirigé jusqu'en 2008, Bill Gates se retire de la société tout en gardant 10 % de parts, qui représente pas moins de 50 % de sa fortune. Pour sa retraite, il s'engage depuis dans la direction de la fondation Bill & Melinda Gates, créé en 2000 et à laquelle le milliardaire devrait verser 95 % de sa fortune.

Note de construction personnelle : 8

Ce top a été rédigé par Nawel P.

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